Prix de l'Innovation 2019 : Qu'attendent les membres du jury ?

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Thierry Auger est Deputy CIO et CSO de Lagardère et membre du Jury du Prix de l’Innovation. Il détaille les attentes du jury quant à la participation des start-up au Prix de l'Innovation 2019.

Qu’est-ce que représente pour vous le Prix de l’Innovation en tant que membre du Jury ?

Le Prix de l’Innovation offre la possibilité, chaque année, d’identifier les nouvelles solutions et les nouveaux  concepts qui s’offrent à nous et qui nous permettent  d’optimiser notre  mission de RSSI pour l’entreprise. C’est aussi l’opportunité de mesurer la maturité de l’écosystème Français et Européen, versus ce qui se fait chez les principaux leaders mondiaux du domaine de la Cyber que sont Ies Etats-Unis et Israël.  Face à l’augmentation de la cybermenace, c’est enfin aussi la capacité d’identifier ce qui va nous aider à augmenter notre efficacité du fait de la possibilité de remplacer les anciennes technologies par des solutions à plus forte valeur ajoutée.

Qu’attendez-vous des entreprises qui candidatent ?

Nous attendons, bien sûr, de découvrir  une réelle innovation. D’abord des innovations de rupture qui sont l’implémentation de nouvelles capacités, de nouvelles technologies, mais aussi  des innovations d’usage qui peuvent apporter beaucoup de valeur en intégrant différemment et avec intelligence des concepts ou technologies déjà identifiés.

Qu’est-ce qui peut faire la différence entre les participants ?

Ce que nous regardons  toujours c’est la présence d’un produit exploitable. Avec ce prix, l’idée est de mettre en avant de jeunes entreprises innovantes, en leur offrant la possibilité de participer aux Assises mais à condition qu’elles puissent présenter une technologie concrète, mature et déployable.

Chaque année, nous avons des dossiers avec de bonnes idées, mais pour lesquelles il n’y a parfois pas encore de produit fini. Ils candidatent peut-être un peu tôt. Nous en tenons compte dans les analyses et notations que nous réalisons. Nous cherchons toujours à remettre le Prix à une structure qui a une vraie capacité et qui d’une manière pérenne puisse se développer les années suivantes. L’idée est de mettre en avant des sociétés qui vont perdurer et donc  développer leur activité. Enfin, nous regardons également la capacité de la structure, de son organisation, de ses hommes à porter le projet et à pouvoir développer leur concept.

Quels pans de la cyber sont aujourd’hui les plus recherchés ?

Nous allons rechercher des solutions technologiques qui vont nous permettre dans nos organisations de gagner en efficacité, en visibilité, en pro-activité et de simplifier l’écosystème des solutions actuellement déployées. L’objectif est de rendre plus facile à gérer l’ensemble des moyens que nous sommes amenés à déployer dans l’entreprise que ce soit pour les équipes en charge de la sécurité des SI mais aussi les utilisateurs finaux pour lesquels nous recherchons de la transparence dans les usages.

Quels conseils donneriez-vous à une start-up qui candidate ?

Prendre le temps de répondre complètement au dossier de candidature, d’identifier la valeur ajoutée qu’ils seront susceptibles d’apporter, de détailler ce qu’ils font vraiment, de quelle manière ils opèrent, ce qu’il y a derrière leur idée et surtout de démontrer que le produit est fini, qu’il est  mature pour fonctionner dans l’écosystème de l’entreprise. Il doit y avoir un vrai concept, une vraie capacité à fournir et à pouvoir s’insérer avec transparence au sein du système d’Information.

J’encourage les start-ups à candidater, à partir du moment où elles rentrent dans les critères énoncés dans le cadre des dossiers qui sont proposés, parce que pour elle, cela peut être un véritable tremplin, une mise en avant qui va leur permettre de gagner du temps.

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